L'oeuvre

Dessin des Cinq stèle par une élève de l'option "Arts plastiques"

[doc 6 : François Stahly, Les Cinq Stèles, Morlaix, Lycée Tristan Corbière, 1973-1975]

Les Cinq Stèles est une œuvre de François Stahly, datée des années 1973 – 1975. Elle est composée de cinq éléments cylindriques en travertin rose soigneusement polis. Leur hauteur varie entre 2,50m et 3m ; leur diamètre va de 30 à 60 cm. Trois d’entre eux portent des excroissances. Ils sont groupés sur un socle rectangulaire en béton de façon à former une sculpture-lieu.

C’est, en effet, l’un des éléments centraux du travail de François Stahly : proposer au public d’avoir un contact direct avec ses œuvres. Certaines d’entre-elles, comme les labyrinthes [doc 7 : François Stahly, Jardin Labyrinthique, Albany, Empire State Plazza du New York Capitol, 1969-74], invitent le public à la déambulation, à s’assoir et se reposer (sculptures-bancs),  elles créent des surprises au fil du parcours. D’autres,, auxquelles appartiennent ces stèles, incitent à la réflexion par leurs formes qui rappellent les pierres dressées de l’île de Pâques ou d’autres sculptures totémiques.

Pour François Stahly, le dialogue entre une sculpture et son environnement est essentiel. Ainsi, il a travaillé à l’intégration de la sculpture dans la ville pour qu’elle accompagne ou contrebalance l’architecture avoisinante ; puis à l’intégration de la sculpture dans la nature, comme au Parc forestier du Haut du Crestet dans le Vaucluse.

D’ailleurs, la nature tient une place importante dans la démarche de François Stahly. Par son art, il cherche à évoquer les forces vives de la vie, de la croissance ; il ne cherche pas à représenter mais à saisir les forces intérieures, les mouvements de la nature ; il souhaite que ses sculptures "poussent comme des plantes". [doc 8 : François Stahly, Grandes Fleurs, M.J.C. de Colombes, 1964] En effet, comme les totems ou les sculptures de l’île de Pâques, la matière sculptée par Stahly s’enracine dans le sol, évolue vers le ciel, exprime un élan sacré universel.

Cependant, la matière n’est pas en elle-même la préoccupation majeure de Stahly, il s’intéresse d’avantage à sa forme, à son volume, au dessin qu’elle constitue dans l’espace. Pour lui, l’art doit être beau et « La beauté est un cadeau d'un monde autre, elle est communion, amour. La beauté n'est pas belle comme une arabesque, elle est belle comme un arbre. » écrit-il en 1975.

Ainsi, Il appelle le public à avoir un lien physique, émotionnel et spirituel avec ses sculptures : des formes dans un espace.

 

Texte établi à partir des sites internet suivant

Site sur François Stahly

Page de l’Académie des Beaux-Arts sur François Stahly

Et grâce aux informations fournies par Marie-Josée Villadier, conservateur du Musée d’Art et d’Histoire de Meudon ; membre du Comité François Stahly, à laquelle nous adressons tous nos remerciements pour son aide précieuse.